22 Septembre 1792 : Proclamation de la République

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Voici le discours que prononca le ministre de l'intérieur Jean-Marie Roland de la Platière devant la Convention Nationale, le 22 septembre 1792, deux jours après la victoire de Valmy.

DISCOURS DE ROLAND
A LA CONVENTION NATIONALE

        La volonté des Français (dit-il) est prononcée. La liberté et l’égalité sont leurs biens suprêmes; ils sacrifieront tout pour les conserver. Ils ont en horreur les crimes des nobles, l’hypocrisie des prêtres, la tyrannie des rois. Des rois ! Ils n’en veulent plus. Ils savent que hors de la République, il n’est point de liberté. La seule idée d’un fonctionnaire public héréditaire leur rappelle le danger de son influence corruptrice. Un être aussi différent des autres ne peut exister parmi des hommes dont les devoirs sont égaux. Toute la France court aux armes; il s’agit de combattre des rois conspirateurs. L’énergie du peuple est extrême; avec elle, on peut tout faire. La patrie est sauvée, si cette énergie se dirige au même but, si les forces se réunissent; cette réunion semble difficile à l’instant. Une multitude de traîtres cachés et soudoyés soufflent la discorde en semant les défiances; ils trompent les citoyens, et les déterminent à des actes qui nuisent à la chose publique, lorsque ceux qui les font croient la servir.

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Reprise du blog

Après plusieur mois de silence radio, le blog Convention Républicaine reprend ses activités pour la rentrée. Le temps m'a manqué pour une mise à jour régulière du blog, je compte bien remédier à cela et vous proposez des articles et des dossiers.

En octobre et novembre, le blog couvrira l'élection présidentielle américaine et les suites de la crise géorgienne.




La dissuasion nucléaire française : l’instrument de notre indépendance

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                                           Genèse et évolution de l’arme nucléaire française

C’est en octobre 1945, que le Charles de Gaulle créa le Commissariat à l’Energie Atomique à qui il confia la mission d’entreprendre des recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’NRJ atomique dans les domaines de la science, de l’industrie et de la défense nationale.

A partir de cette date, les différents gouvernements qui vont se succéder vont poursuivre la recherche dans le domaine du nucléaire militaire mais dans la plus grande discrétion. C’est ainsi que Mendès France réunit en 1954 un Comité interministériel pour examiner un programme d’étude sur les sous-marins nucléaires et l’arme nucléaire. Le 11 avril 1958 où Félix Gaillard, alors Président du Conseil, demande que soit prises les mesures pour procéder à une première explosion nucléaire au 1er semestre 1960.

Entre temps la Guerre de Suez a mis en avant la dépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, et l’idée d’indépendance de la défense nationale va se renforcer. A son retour au pouvoir, De Gaulle va accélérer et amplifier le programme nucléaire. Ainsi, en 1959 lors de son discours devant les élèves de Saint-Cyr, il proclame clairement son objectif : « La conséquence, c'est qu'il faut, évidemment, que nous sachions nous pourvoir, au cours des prochaines années, d'une force capable d'agir pour notre compte, de ce qu'on est convenu d'appeler « une force de frappe » susceptible de se déployer à tout moment et n'importe où. Il va de soi qu'à la base de cette force sera un armement atomique »

Téléchargez la chronologie de l'arme nucléaire française : chronologie.doc

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L’OMC ou le fer de lance du néolibéralisme

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Après l’OMC (Organisation mondiale du Commerce) en 2005, qui choisit comme directeur général, le socialiste, Pascal LAMY, c’est au tour du FMI (Fond monétaire Internationale) de sûrement désigner DSK comme Président ! Les membres du parti socialiste semblent donc très convoité par les organisations néolibérales, sûrement plus pour leurs compétences (ils n’en manquent pas) que pour la justice sociale dont ils devraient être les chantres. En effet, il est étonnant de voir la contradiction (qui n’est peu être pas si importante qu’il n’y paraît au final), entre les valeurs socialistes et les principes néolibéraux que prônent ces 2 institutions. Il est vrai que ni l’OMC, ni le FMI ne sont des modèles de bienfaisance et de justice sociale, revenons un peu sur ces 2 organisations pour mieux comprendre comment on passe de sociaux-démocrates en prêcheur du tout libéral !

Histoire de l’OMC 

Les accords de Bretton Woods sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international de l'après-guerre. Leur objectif principal fut de mettre en place les bases de la politique monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la seconde guerre mondiale. Les accords ont donné naissance à trois organismes internationaux : La Banque Mondiale, le Front Monétaire Internationale et le GATT (ce dernier n’étant qu’un accord commercial et non un organisme)

Le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), en français Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, fut signé en 1947 pour harmoniser les politiques douanières des parties signataires. L’objectif principal du GATT était la liberté des échanges par l’abaissement des droits de douanes et la réduction des normes, règles quantitatives ou qualitatives. De 1947 à 1973, la diminution des droits de douane fut la préoccupation majeure des cycles de négociations. Le nombre de pays est passé de 23 en 1947 à 125 actuellement.

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Le « train de Jaurès », Paris-Carmaux, déserte la vallée de l’Aveyron

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Le dernier train de nuit entre Paris et Carmaux (Tarn) en passant par Villefranche-de-Rouergue, Najac, Laguépie, Lexos-Varen et Cordes-Vindrac est parti de la gare d'Austerlitz, vendredi 7 décembre 2007. La liaison est maintenue mais toutes les gares qui jalonnent la vallée de l'Aveyron ne sont plus desservies. La SNCF a supprimé ce train, baptisé « Le Parisien » par les cheminots. Pas assez de voyageurs. Une quarantaine par semaine, selon la direction régionale de la SNCF à Toulouse.

 

La ligne était en sursis depuis des années. En 2005, Louis Gallois, alors PDG de la SNCF, avait accepté de maintenir un train pour les week-ends et les vacances d'été. Originaire de la région, il avait néanmoins fixé un objectif commercial : soixante voyageurs en moyenne dans les deux voitures.

Jusqu'au dernier moment, Paul Quilès, maire (PS) de Cordes, a espéré pouvoir sauver le train. L'ancien ministre des transports a invoqué l'histoire et l'écologie. « C'était le train de Jaurès », rappelle M. Quilès, qui était aussi député de la circonscription de Carmaux jusqu'en juin 2007. Le successeur du tribun socialiste reconnaît néanmoins que c'est en avion qu'il effectue ses déplacements vers Paris. L'ancien ministre a toutefois saisi Jean-Louis Borloo, ministre des transports et de l'écologie, pour s'indigner que l'on supprime un train au lendemain du Grenelle de l'environnement.

Son voisin, Serge Roques, maire (UMP) de Villefranche-de-Rouergue, a lui aussi écrit au ministre pour réclamer « un Grenelle de l'aménagement du territoire ». Mais sans illusion. « Nous sommes les oubliés de la République. Nous n'avons ni autoroute, ni aéroport, ni gare TGV à proximité », soupire l'élu, qui a perdu son mandat de député aux élections législatives de 2007. La mobilisation des élus, toutes étiquettes confondues, n'a pas suffi à sauver Le Parisien.

Un autre train entre Paris et Carmaux, dans les deux sens, est maintenu mais il fera désormais le détour par Albi et Rodez. Selon la SNCF, il permettra même d'arriver plus tôt à Paris et d'accéder au luxe de la première classe. Le « train de Jaurès » est sauf. Seuls les habitués de la ligne passant par Villefranche ont été sacrifiés. Ils n'étaient que vingt-cinq en moyenne, selon la SNCF, qui se déclare disposée à leur offrir le taxi pour rejoindre le train de nuit en gare de Figeac.

COLÈRE DES NÉORURAUX

« Ça va leur coûter une fortune », s'étrangle Martine Loiseau. Résidente de Laguépie, cette ex-Parisienne quinquagénaire préside l'Association d'usagers pour la promotion et le développement du rail en Midi-Pyrénées. Elle a fait le choix de s'établir dans cette petite commune du Tarn-et-Garonne de 700 habitants en raison de l'existence d'un train direct qui lui permettait de continuer à se rendre dans la capitale pour son travail.

Comme Martine Loiseau, les clients de la SNCF les plus remontés contre la suppression annoncée du train sont ceux qui sont « descendus » de Paris. Le Parisien, c'était d'abord le train des Parisiens, des néoruraux comme Stéphane Auzolles, 40 ans, qui s'est établi depuis dix ans à Najac avec son épouse, où le couple a ouvert une librairie. Informaticien de formation, Stéphane Auzolles a créé le site de l'Association des usagers du train (http://www.villefranche-paris.com). Il critique « la mauvaise foi » de la SNCF, qui s'était engagée en 2005 à assurer la promotion de la ligne, notamment sur Internet.

Il fut pourtant un temps où les ruines du château médiéval de Najac surgissant des brumes de la vallée s'affichaient en poster dans les grandes gares du nord de l'Europe. Le village, d'une capacité d'accueil touristique de trois mille lits, doit son développement économique au train. Le premier village de vacances qui y fut construit, avec vue imprenable sur le château, appartenait à une filiale de la SNCF. Aujourd'hui, le village de vacances a été vendu et la gare de Najac est fermée.

Arnaud Barre, le chef de gare, a été muté à Cordes. Personnage débonnaire et truculent, il étalait sa résistance passive aux trépidations de la vie moderne dans un film documentaire tourné à Najac, La Vie comme elle va. Il n'a pas assisté à la dernière arrivée du Parisien dans le froid du petit matin. Le chef de gare a préféré partir en vacances. Au soleil.

Stéphane Thépot

Article paru dans l'édition du Monde du 27.01.08



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