22 Septembre 1792 : Proclamation de la République

20 septembre 2008

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Voici le discours que prononca le ministre de l’intérieur Jean-Marie Roland de la Platière devant la Convention Nationale, le 22 septembre 1792, deux jours après la victoire de Valmy.

DISCOURS DE ROLAND
A LA CONVENTION NATIONALE

        La volonté des Français (dit-il) est prononcée. La liberté et l’égalité sont leurs biens suprêmes; ils sacrifieront tout pour les conserver. Ils ont en horreur les crimes des nobles, l’hypocrisie des prêtres, la tyrannie des rois. Des rois ! Ils n’en veulent plus. Ils savent que hors de la République, il n’est point de liberté. La seule idée d’un fonctionnaire public héréditaire leur rappelle le danger de son influence corruptrice. Un être aussi différent des autres ne peut exister parmi des hommes dont les devoirs sont égaux. Toute la France court aux armes; il s’agit de combattre des rois conspirateurs. L’énergie du peuple est extrême; avec elle, on peut tout faire. La patrie est sauvée, si cette énergie se dirige au même but, si les forces se réunissent; cette réunion semble difficile à l’instant. Une multitude de traîtres cachés et soudoyés soufflent la discorde en semant les défiances; ils trompent les citoyens, et les déterminent à des actes qui nuisent à la chose publique, lorsque ceux qui les font croient la servir.

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Reprise du blog

6 septembre 2008

Après plusieur mois de silence radio, le blog Convention Républicaine reprend ses activités pour la rentrée. Le temps m’a manqué pour une mise à jour régulière du blog, je compte bien remédier à cela et vous proposez des articles et des dossiers.

En octobre et novembre, le blog couvrira l’élection présidentielle américaine et les suites de la crise géorgienne.

La dissuasion nucléaire française : l’instrument de notre indépendance

23 avril 2008

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                                           Genèse et évolution de l’arme nucléaire française

C’est en octobre 1945, que le Charles de Gaulle créa le Commissariat à l’Energie Atomique à qui il confia la mission d’entreprendre des recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’NRJ atomique dans les domaines de la science, de l’industrie et de la défense nationale.

A partir de cette date, les différents gouvernements qui vont se succéder vont poursuivre la recherche dans le domaine du nucléaire militaire mais dans la plus grande discrétion. C’est ainsi que Mendès France réunit en 1954 un Comité interministériel pour examiner un programme d’étude sur les sous-marins nucléaires et l’arme nucléaire. Le 11 avril 1958 où Félix Gaillard, alors Président du Conseil, demande que soit prises les mesures pour procéder à une première explosion nucléaire au 1er semestre 1960.

Entre temps la Guerre de Suez a mis en avant la dépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, et l’idée d’indépendance de la défense nationale va se renforcer. A son retour au pouvoir, De Gaulle va accélérer et amplifier le programme nucléaire. Ainsi, en 1959 lors de son discours devant les élèves de Saint-Cyr, il proclame clairement son objectif : « La conséquence, c’est qu’il faut, évidemment, que nous sachions nous pourvoir, au cours des prochaines années, d’une force capable d’agir pour notre compte, de ce qu’on est convenu d’appeler « une force de frappe » susceptible de se déployer à tout moment et n’importe où. Il va de soi qu’à la base de cette force sera un armement atomique »

Téléchargez la chronologie de l’arme nucléaire française : La dissuasion nucléaire française : l'instrument de notre indépendance dans Defense et stategie doc chronologie.doc

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L’OMC ou le fer de lance du néolibéralisme

15 avril 2008

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Après l’OMC (Organisation mondiale du Commerce) en 2005, qui choisit comme directeur général, le socialiste, Pascal LAMY, c’est au tour du FMI (Fond monétaire Internationale) de sûrement désigner DSK comme Président ! Les membres du parti socialiste semblent donc très convoité par les organisations néolibérales, sûrement plus pour leurs compétences (ils n’en manquent pas) que pour la justice sociale dont ils devraient être les chantres. En effet, il est étonnant de voir la contradiction (qui n’est peu être pas si importante qu’il n’y paraît au final), entre les valeurs socialistes et les principes néolibéraux que prônent ces 2 institutions. Il est vrai que ni l’OMC, ni le FMI ne sont des modèles de bienfaisance et de justice sociale, revenons un peu sur ces 2 organisations pour mieux comprendre comment on passe de sociaux-démocrates en prêcheur du tout libéral !

Histoire de l’OMC 

Les accords de Bretton Woods sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international de l’après-guerre. Leur objectif principal fut de mettre en place les bases de la politique monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la seconde guerre mondiale. Les accords ont donné naissance à trois organismes internationaux : La Banque Mondiale, le Front Monétaire Internationale et le GATT (ce dernier n’étant qu’un accord commercial et non un organisme)

Le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), en français Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, fut signé en 1947 pour harmoniser les politiques douanières des parties signataires. L’objectif principal du GATT était la liberté des échanges par l’abaissement des droits de douanes et la réduction des normes, règles quantitatives ou qualitatives. De 1947 à 1973, la diminution des droits de douane fut la préoccupation majeure des cycles de négociations. Le nombre de pays est passé de 23 en 1947 à 125 actuellement.

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Le « train de Jaurès », Paris-Carmaux, déserte la vallée de l’Aveyron

26 février 2008

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Le dernier train de nuit entre Paris et Carmaux (Tarn) en passant par Villefranche-de-Rouergue, Najac, Laguépie, Lexos-Varen et Cordes-Vindrac est parti de la gare d’Austerlitz, vendredi 7 décembre 2007. La liaison est maintenue mais toutes les gares qui jalonnent la vallée de l’Aveyron ne sont plus desservies. La SNCF a supprimé ce train, baptisé « Le Parisien » par les cheminots. Pas assez de voyageurs. Une quarantaine par semaine, selon la direction régionale de la SNCF à Toulouse.

 

La ligne était en sursis depuis des années. En 2005, Louis Gallois, alors PDG de la SNCF, avait accepté de maintenir un train pour les week-ends et les vacances d’été. Originaire de la région, il avait néanmoins fixé un objectif commercial : soixante voyageurs en moyenne dans les deux voitures.

Jusqu’au dernier moment, Paul Quilès, maire (PS) de Cordes, a espéré pouvoir sauver le train. L’ancien ministre des transports a invoqué l’histoire et l’écologie. « C’était le train de Jaurès », rappelle M. Quilès, qui était aussi député de la circonscription de Carmaux jusqu’en juin 2007. Le successeur du tribun socialiste reconnaît néanmoins que c’est en avion qu’il effectue ses déplacements vers Paris. L’ancien ministre a toutefois saisi Jean-Louis Borloo, ministre des transports et de l’écologie, pour s’indigner que l’on supprime un train au lendemain du Grenelle de l’environnement.

Son voisin, Serge Roques, maire (UMP) de Villefranche-de-Rouergue, a lui aussi écrit au ministre pour réclamer « un Grenelle de l’aménagement du territoire ». Mais sans illusion. « Nous sommes les oubliés de la République. Nous n’avons ni autoroute, ni aéroport, ni gare TGV à proximité », soupire l’élu, qui a perdu son mandat de député aux élections législatives de 2007. La mobilisation des élus, toutes étiquettes confondues, n’a pas suffi à sauver Le Parisien.

Un autre train entre Paris et Carmaux, dans les deux sens, est maintenu mais il fera désormais le détour par Albi et Rodez. Selon la SNCF, il permettra même d’arriver plus tôt à Paris et d’accéder au luxe de la première classe. Le « train de Jaurès » est sauf. Seuls les habitués de la ligne passant par Villefranche ont été sacrifiés. Ils n’étaient que vingt-cinq en moyenne, selon la SNCF, qui se déclare disposée à leur offrir le taxi pour rejoindre le train de nuit en gare de Figeac.

COLÈRE DES NÉORURAUX

« Ça va leur coûter une fortune », s’étrangle Martine Loiseau. Résidente de Laguépie, cette ex-Parisienne quinquagénaire préside l’Association d’usagers pour la promotion et le développement du rail en Midi-Pyrénées. Elle a fait le choix de s’établir dans cette petite commune du Tarn-et-Garonne de 700 habitants en raison de l’existence d’un train direct qui lui permettait de continuer à se rendre dans la capitale pour son travail.

Comme Martine Loiseau, les clients de la SNCF les plus remontés contre la suppression annoncée du train sont ceux qui sont « descendus » de Paris. Le Parisien, c’était d’abord le train des Parisiens, des néoruraux comme Stéphane Auzolles, 40 ans, qui s’est établi depuis dix ans à Najac avec son épouse, où le couple a ouvert une librairie. Informaticien de formation, Stéphane Auzolles a créé le site de l’Association des usagers du train (http://www.villefranche-paris.com). Il critique « la mauvaise foi » de la SNCF, qui s’était engagée en 2005 à assurer la promotion de la ligne, notamment sur Internet.

Il fut pourtant un temps où les ruines du château médiéval de Najac surgissant des brumes de la vallée s’affichaient en poster dans les grandes gares du nord de l’Europe. Le village, d’une capacité d’accueil touristique de trois mille lits, doit son développement économique au train. Le premier village de vacances qui y fut construit, avec vue imprenable sur le château, appartenait à une filiale de la SNCF. Aujourd’hui, le village de vacances a été vendu et la gare de Najac est fermée.

Arnaud Barre, le chef de gare, a été muté à Cordes. Personnage débonnaire et truculent, il étalait sa résistance passive aux trépidations de la vie moderne dans un film documentaire tourné à Najac, La Vie comme elle va. Il n’a pas assisté à la dernière arrivée du Parisien dans le froid du petit matin. Le chef de gare a préféré partir en vacances. Au soleil.

Stéphane Thépot

Article paru dans l’édition du Monde du 27.01.08

L’offensive des Sectes en Europe appelle résistance

24 février 2008

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Communiqué du Grand Orient de France

Par une décision en date du 19 décembre dernier, le Ministère de la Justice Espagnol vient d’inscrire la Scientologie au registre officiel des Religions en Espagne, comme le lui ordonnait la « Audiencia National » — l’équivalent de notre Conseil d’Etat — par une décision en date du 11 octobre 2007.
Après Bilbao en septembre 2007, Moscou en octobre 2007, Madrid vient ainsi d’offrir un statut officiel à l’une des plus importantes sectes dans le Monde. Ces pays succèdent ainsi à la Suède qui — la première en Europe et sous de multiples pressions internationales — avait consacré officiellement cette organisation dès 2000.

Le Grand Orient de France (G.O.D.F.) et l’ensemble des femmes et des hommes de progrès, attachés à une conception élevée des valeurs de Liberté et de démocratie ne peuvent que s’alarmer face à ce qu’il faut bien appeler une offensive en règle de la Scientologie en Europe.

Il faut bien le reconnaître, « exercice illégal de la médecine », « escroquerie aggravée », « séquestration arbitraire », « manipulation mentale » accompagnent la progression des mouvements sectaires en Europe sans qu’une réponse véritablement adaptée ne soit apportée.

Si l’Allemagne résiste — et a récemment encore opposé sa « Loi fondamentale » à toute revendication nouvelle émanant de la Scientologie — si la France met en œuvre des dispositifs originaux largement appuyés sur la conception républicaine de la Laïcité, il n’en demeure pas moins que nos démocraties courent aujourd’hui un véritable et très grave danger. Pire, tout semble pouvoir vaciller d’un moment à l’autre.

Comment, en effet, accepter que la Cour Européenne des droits de l’Homme— sous le prétexte fallacieux du respect de la « Liberté de conscience » — condamne la quasi-totalité des pouvoirs publics auteurs de mesures qui limitent la progression des sectes en Europe ?

A l’heure où certains — et les sectes au premier rang — entendent réformer la loi française de 1905, le Grand Orient de France (G.O .D.F.) appelle l’ensemble des femmes et des hommes de progrès à la plus extrême vigilance.

Parce que l’offensive des sectes en Europe s’accompagne de la profanation des valeurs fondamentales liées au respect de l’humain et du lien social, parce que ces mêmes sectes sacralisent l’argent, la technique et le marché, nous devons résister au nom d’une certaine idée de l’Homme héritée des Lumières.

Dans cet esprit, le Grand Orient de France appelle l’ensemble des femmes et des hommes de progrès et toutes les institutions démocratiques en Europe à militer contre une offensive qui vise maintenant et plus que jamais la France comme l’Allemagne.

Spéciale indépendance du Kosovo

17 février 2008

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Kosovo, l’automutilation européenne

   

Sans remettre en cause le rôle et les responsabilités de Belgrade qui a été un acteur majeur et non seulement un pion, il est judicieux de se demander comment, en dix ans, la dynamique de cette crise a aboutit à une situation irréversible. L’indépendance, ou au moins une certaine forme d’autodétermination, du Kosovo semble aujourd’hui un fait établi en dépit de l’opposition serbe.

Plus que la pression des principaux dirigeants des pays occidentaux et de l’opinion publique kosovare dont la population est  à 90% albanophone du Kosovo, la pensée unique sera l’artisan du dépeçage de la Serbie. S’appuyant sur  le sacro saint droit des peuples à disposer d’eux même, dont le concept a été vidé de sa substance en même temps que  l’UNMIK a laissé se  vider le Kosovo de sa population serbe, les militants de l’indépendance du Kosovo souffrent d’une forme particulière de cécité. Elle se caractérise d’abord par un  manque singulier de recul historique, frisant le négationnisme, ensuite par le refus d’envisager les implications pour l’Europe que représenterait la jurisprudence kosovare. L’accumulation de mauvaises raisons plaidant en faveur de l’indépendance du Kosovo présente deux risques majeurs pour l’union européenne (UE) ; un régionalisme européen accru et une radicalisation des relations avec la Russie. Mais aucune n’est aussi prégnante que l’état de non droit qui règne de fait au Kosovo  et qui en ferait un état défaillant au sein de l’Europe.

Une fragilisation de l’Europe politique contribuerait à un renforcement du pôle décisionnel que représentent les Etats-Unis, servirait la volonté de revanche de la Russie  et la soif de puissance de la Chine. Mais avant tout, l’effet tâche d’huile de cette indépendance pourrait avoir des répercussions dans une UE qui peine à trouver ses marques après l’accouchement dans la douleur du traité de Lisbonne. C’est pourquoi, acheter provisoirement la paix au Kosovo en laissant cette province, encore serbe, accéder à l’indépendance par l’auto proclamation ou par un processus diplomatique est injustifié à la lumière des risques de violences interethniques et d’une criminalité que ne parvient pas à régler l’UNMIK.

Le Kosovo, espace d’affrontement des enjeux de puissance.

Force est de constater que la situation au Kosovo résulte de l’interventionnisme des Etats-Unis et de l’OTAN, s’il est possible de les citer ensemble sans faire de pléonasme. Il n’est pas question de remettre en cause la légitimité de l’action de l’OTAN. Elle a cependant fait ressurgir des tensions qui semblaient disparues depuis la chute du mur de Berlin. La Russie, dont le contingent fut le premier, à la surprise générale, à occuper l’aéroport de Pristina a été incapable par la suite de s’opposer à la politique de l’OTAN ou même de soutenir Belgrade. La frustration née de cette impuissance explique aujourd’hui l’intransigeance de Moscou sur la question de l’indépendance kosovare comme pour signifier aux Etats-Unis la fin de l’éclipse de la puissance russe. Pour la Chine, le Kosovo est prétexte à s’imposer comme médiateur en proposant une solution intermédiaire dans la plus pure tradition confucéenne dont elle pourrait tirer prestige. Dès le début de la crise, elle a tenté de souligner son rôle dans l’arrêt des frappes contre la Serbie. Aujourd’hui, « la partie chinoise est convaincue qu’une solution acceptable à la fois pour la Serbie et pour les Institutions provisoires d’autogouvernement du Kosovo est la meilleure échappatoire, et que la communauté internationale devra poursuivre ses efforts dans cette direction », selon la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Jiang Yu . L’UE, malgré la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), est ballotée entre les avis de ses membres et  semble incapable de mesurer les conséquences du détachement du Kosovo de la Serbie.

Le Kosovo, ventre mou de l’Europe.

L’avenir du Kosovo divise l’opinion publique serbe. Les tenants d’une politique réalistes sont prêts à céder sur une autodétermination du Kosovo sous tutelle internationale dans la perspective d’une possibilité d’adhésion à l’UE. Dans ce cadre, Martti Ahtisaari, envoyé spécial de l’ONU au Kosovo, a tout tenté pour parvenir à un accord avant la tenue des élections présidentielles en Serbie. Mais dimanche 20 janvier, au soir du premier tour des élections, les résultats donnent une avance au candidat ultranationaliste Tomislav Nikolic qui a fait du maintien de l’intégrité territorial son cheval de bataille. Le sort du Kosovo reste donc momentanément suspendu aux résultats du second tour le 3 février. Les nationalistes, fort du soutien russe, évoquent non sans raison le principe de non ingérence fixé par l’article 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques , protocole facultatif de la Charte des Nations unies . Au-delà de ces principes universels, la question est de savoir comment les pays membres de l’UE vont gérer le paradoxe qui consiste à reconnaître l’indépendance du Kosovo alors qu’ils refusent de l’évoquer dans le cas de leurs propres régions. Les solutions a minima qui, comme en Espagne par exemple, consistent purement et simplement à s’abstenir de chanter l’hymne national aux prochains jeux olympiques de Pékin parviendront difficilement à maintenir une cohésion nationale. Dès lors, il sera difficile de concilier effritement national et puissance européenne.

Le Kosovo, foyer autonome d’émergence de crises et plaque tournante de la criminalité.

A la question de savoir s’il y a eu nettoyage ethnique en 1999 par les forces de sécurité serbes, il est possible de répondre par l’affirmative ; un nettoyage ethnique est en cours depuis 1999. La KFOR comme l’UNMIK ont été incapables de s’opposer efficacement aux  pressions exercées par les kosovars d’origine albanaise (KOA) contre les kosovars d’origine serbe (KOS). Hormis quelques enclaves au sud de l’Ibar et les quartiers de Mitrovica nord, les serbes ont été peu à peu contraints à quitter le Kosovo sous la pression de l’Armée nationale albanaise (en albanais AKSh – Armata Kombëtare Shqiptare) dernier avatar de l’Armée de libération du Kosovo ou UÇK (en albanais Ushtria Çlirimtare e Kosovës). Les évènements du printemps 2004 au Kosovo ont d’ailleurs montré que l’ANA représente encore une capacité de nuisance significative. Appuyés par cette force, les indépendantistes kosovars semblent en passe de proclamer unilatéralement l’indépendance du Kosovo. Cependant, l’UNMIKISTAN, métaphore peu élogieuse sur la mission intérimaire des nations unis au Kosovo, porte également le poids de ses erreurs. Le K.O. démographique sur lequel se fonde la revendication d’indépendance kosovare est le résultat de l’incapacité de l’UNMIK à maintenir le statu quo.  L’incurie de l’UNMIK est également visible par son laisser-aller et son impuissance face aux différents trafics qui gangrène le Kosovo sous prétexte de recréer un tissu économique. Non seulement cette démarche est contre productive sur le plan sécuritaire mais, en plus, il en résulte l’émergence d’une criminalité organisé albanophone dont les ramifications s’étendent dans toute l’Europe.

En conclusion, ce qui va se passer au Kosovo est clair en dépit des faits qui montrent que l’indépendance, ou l’autodétermination, du Kosovo semble anticipée. Par opportunisme pour les Etats-Unis ou par manque de courage politique drapé de bons sentiments pour l’UE, l’indépendance de la future ex province est inéluctable. Pour ne pas voir ressurgir à court terme les violences interethniques, dans lesquelles la KFOR serait immanquablement impliquée, la communauté internationale semble prête à toutes les concessions. Le drame de cette obstination, c’est que le Kosovo est un enjeu marginal pour les Etats-Unis et la Russie alors que l’UE y joue son avenir.

http://www.infoguerre.fr

Spéciale indépendance du Kosovo

17 février 2008

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 Ce dimanche 17 février, le Kosovo va déclarer unilatéralement son indépendance et donc quitter la Fédération de Serbie. Un évènement qui divise la communauté internationale, les américains soutiennent l’indépendance, la Russie et la Serbie s’y opposent, l’Union Européenne est plutôt embarassée comme elle l’est toujours lorsqu’une crise à lieu sur le continent.  Le journal Ouest-France, nous donnes quelques pistes pour mieux comprendre la situation.

Qu’est-ce que le Kosovo ?

Dans la Fédération yougoslave, le Kosovo était une région autonome rattachée à la République de Serbie. Le Kosovo était la région la plus pauvre de l’ancienne Yougoslavie ! En 1990, le président de la Serbie Slobodan Milosevic supprime l’autonomie de la province, et instaure un régime de terreur contre la majorité albanaise de la population, ce qui provoqué l’apparition de la guérilla de l’UCK (Armée de libération du Kosovo) en 1998. Le 24 mars 1999, l’Otan déclenche une campagne de bombardement aérien contre la Serbie. L’armée de Milosevic chasse alors 800 000 Albanais du Kosovo. En juin 1999, le Kosovo est placé sous administration des Nations Unies, tandis que des troupes de l’OTAN (la KFOR) sont déployées. Mais le Kosovo reste théoriquement sous la souveraineté de la Serbie.

Qui peuple le Kosovo ?

Au fil de l’histoire, les Albanais sont progressivement devenus majoritaires. Ils représentaient 80 % de la population en 1981, date du dernier recensement fiable. Aujourd’hui, ils forment plus de 90 % des deux millions d’habitants du Kosovo. Depuis juin 1999, 250 000 Serbes et Roms ont été chassés du territoire. 120 000 Serbes vivent encore dans des enclaves au Kosovo. Les autres minorités (Bosniaques, Turcs, Gorani, Ashkali, etc) ont également été victimes de pressions et d’expulsions.

Pourquoi le Kosovo est-il si important pour les Serbes ?

C’est au Kosovo que s’est développé l’État serbe médiéval. C’est aussi au Kosovo que se trouve le coeur spirituel de la Serbie, avec le patriarcat de Pec, mais aussi de grands monastères comme Visoki Decani, Gracanica, etc. Depuis 1999, 120 églises et monastères orthodoxes ont été détruits ou vandalisés.

Bienvenue sur le blog

23 janvier 2008

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Bienvenu sur le blog Convention Républicaine

Le blog parti socialiste républicain se transforme et devient Convention Républicaine. Une nouvelle maquette, de nouvelles catégories, des articles plus approfondis, des dossiers de la rédaction, voilà ce que nous vous proposerons ici. Mais nous souhaitons aussi devenir une source de proposition républicaine afin de participer à l’élaboration d’un projet de société.

Nous vous proposerons aussi de participer à la rédaction d’article ou de tribune pour le blog en nous envoyant vos écrits à l’adresse suivant : conventionrepublicaine@yahoo.fr